| Mme
D. Marie, 85 ans, est adressée en Service de Soins de Suite 15 jours après
un A.V.C. avec hémiplégie droite et aphasie. Elle a pour traitement cordarone
1cp/j, aspégic100 1 sachet/j et efferalgan 6 gélules/j.
Elle présente des escarres superficielles aux 2 talons.
Dans son lit, elle garde toujours plié son membre inférieur gauche {cotation}.
Si on lui met cette jambe en rectitude,
son visage se crispe et le regard est angoissé {cotation}.
Lors de la toilette, les aides-soignantes ont constaté que le moindre
contact avec le bras paralysé entraînait des gémissements {cotation}.
Le déshabillage, la toilette et l’habillage sont très difficiles du côté
droit, même effectués avec beaucoup de douceur {cotation}
car ils occasionnent des cris ainsi qu’un agrippement au soignant par
la main qui est valide {cotation}.
La mobilisation passive de la jambe et du membre supérieur droits reste
partielle pour la même raison {cotation}.
D’après la fille de cette patiente, ces manifestations sont présentes
depuis l’accident neurologique mais elles se sont aggravées.
Le matin, lorsque l’infirmière entre dans la chambre avec le chariot à
pansements, Mme D. agite la main valide, elle émet des sons inarticulés
avec un air mécontent {cotation}.
La nuit l’équipe signale que, lors du change, ces signes ont tendance
à se reproduire et que la malade ensuite a du mal à se rendormir mais
que le reste de la nuit elle dort {cotation}.
En dehors des soins la patiente est calme,
elle sourit lors des visites de sa famille alors qu’elle a tendance à
être agressive avec les soignants {cotation}, mais elle
fait comprendre à l’équipe qu’elle refuse la proposition d’aller prendre
ses repas en salle à manger {cotation}.
TRAITEMENT diantalvic 6
gélules/j et de laroxyl X gouttes le soir.
A J2, la patiente garde
toujours sa jambe pliée au repos {cotation}.
Les soins de nursing et de kinésithérapie d’entretien ne peuvent pas être
réalisés tout à fait complètement {cotation}, {cotation},
même avec beaucoup de précautions.
Par contre, la patiente ne retient plus le bras du soignant durant ces
soins {cotation}. Il n’y a pas vraiment de problème de
sommeil {cotation}.
Son angoisse et les cris se manifestent seulement à l’occasion du pansement
d’escarres {cotation}. La communication non verbale ne
semble pas intensifiée en dehors de ce moment {cotation}.
Elle semble contente de venir déjeuner à la salle à manger - en fauteuil
roulant- {cotation} et elle a un comportement serein
avec les autres patients {cotation}à la salle à manger.
TRAITEMENT : une gélule
d’actiskenan 10 mg est donnée 1h avant les pansements d’escarres et la
toilette.
EVOLUTION : lors des soins
d’escarres la malade ne crie plus du tout {cotation}.
Au lit, Mme D. ne prend plus de position particulière pour sa jambe {cotation}.
Par contre la toilette et la mobilisation restent un peu limités {cotation}
{cotation}et lors de ces soins le visage de Mme D. est
crispé {cotation}.
A J3, il est décidé d’augmenter
le laroxyl dans le doute d’une douleur neuropathique insuffisamment soulagée
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