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Vos questions
Vous trouverez ci-dessous les questions les plus couramment posées au sujet de DOLOPLUS.
Si toutefois, après avoir exploré le site et les conseils d'utilisation en particulier, vous aviez encore des interrogations quant à son utilisation ou si vous vouliez avoir d'autres éclairages qu'il s'agisse du développement à l'international, de la validation de l'échelle, vous trouverez un réponse appropriée en contactant la personne concernée à la rubrique « contactez-nous ».

Qui côte et à quel rythme ?
Tout changement de comportement doit faire évoquer la douleur et tout soignant peut donc être amené à faire de l'évaluation comportementale.
L'outil n'est pas réservé au médecin, la cotation pluridisciplinaire étant la plus judicieuse.
L'évaluation sera au moins quotidienne jusqu'à sédation des douleurs et plus au moins espacée en cas de stabilisation des comportements.
Il est important d'établir une cinétique des scores.

Un soignant intervenant seul à domicile peut-il utiliser DOLOPLUS ?
Cotation en équipe pluridisciplinaire préférable mais :
Utilisation par des soignants isolés possible (toujours plus judicieux qu'une simple estimation).
S'aider des informations recueillies auprès de la famille et autres intervenants (cahier de liaison, conversation téléphonique, réunion programmée au lit du malade).

Quelle est la durée de cotation ?
Les soignants en gériatrie sont des spécialistes de l'évaluation dont la boîte à outils est souvent bien garnie.
Mini Mental State de Folstein, catalogue mictionnel, grilles de dépendance, score d'Hamilton, indice de Karnowski, échelles d'auto-évaluation de la douleur, etc.
D'où quelques réticences initiales à rallonger la liste.
Pour les soignants " entraînés ", la durée de cotation varie de 2 à 5 minutes au maximum.
Si cela débouche sur la prise en charge de la douleur, ce sont des heures de gémissements, cris, agitation et soins fastidieux qui sont évités.
Le gain est évident.

Y-a-t-il un lien entre le score DOLOPLUS et l'antalgique à prescrire ?
Une échelle d'évaluation de la douleur répond uniquement à la question : " cette personne âgée a-t-elle mal ou non ? "
Dissocier la prescription d'un antalgique de l'étiologie de la douleur (ne pas réserver les morphiniques aux maladies graves).
Dissocier la prescription d'un antalgique du score d'évaluation ; le vécu de la douleur étant strictement individuel, seule la cinétique des scores nous renseignera sur l'adéquation du traitement antalgique.

Un score bas exclut-il la douleur ?
L'échelle DOLOPLUS a ses limites et il est bon de laisser le bénéfice du doute au malade.
Pour les scores compris entre 1 et 4/30, faire un test pharmacologique à visée antalgique.
L' utilisation d'autres outils à la recherche d'une autre étiologie que la douleur aux changements de comportement observés, les traitements d'épreuve et l'évaluation pluridisciplinaire répétitive sont précieux pour poser un diagnostic le plus judicieux possible.

Peut-on utiliser l'échelle DOLOPLUS pour d'autres populations ?
Non, mais... Il n'existe actuellement pas d'échelle comportementale pour évaluer la douleur chez l'adulte psychiatrique ou comateux par exemple.
Les comportements étant assez spécifiques d'une population donnée, il faudrait réserver l'échelle DOLOPLUS aux malades âgés.
Si l'absence d'outil d'hétéro-évaluation pour d'autres populations autorise l'utilisation quelque peu abusive de DOLOPLUS, elle doit surtout inciter à la recherche d'outils adaptés à chaque type de population.