Cas clinique 4
Mme D. Marie, 85 ans, est adressée en Service de Soins de Suite 15 jours après un A.V.C. avec hémiplégie droite et aphasie.
Elle a pour traitement cordarone 1cp/j, aspégic100 1 sachet/j et efferalgan 6 gélules/j.
Elle présente des escarres superficielles aux 2 talons.
Dans son lit, elle garde toujours plié son membre inférieur gauche
{cotation}.
Si on lui met cette jambe en rectitude, son visage se crispe et le regard est angoissé
{cotation}.
Lors de la toilette, les aides-soignantes ont constaté que le moindre contact avec le bras paralysé entraînait des gémissements
{cotation}.
Le déshabillage, la toilette et l'habillage sont très difficiles du côté droit, même effectués avec beaucoup de douceur
{cotation} car ils occasionnent des cris ainsi qu'un agrippement au soignant par la main qui est valide
{cotation}.
La mobilisation passive de la jambe et du membre supérieur droits reste partielle pour la même raison
{cotation}.
D'après la fille de cette patiente, ces manifestations sont présentes depuis l'accident neurologique mais elles se sont aggravées.
Le matin, lorsque l'infirmière entre dans la chambre avec le chariot à pansements, Mme D. agite la main valide, elle émet des sons inarticulés avec un air mécontent
{cotation}.
La nuit l'équipe signale que, lors du change, ces signes ont tendance à se reproduire et que la malade ensuite a du mal à se rendormir mais que le reste de la nuit elle dort
{cotation}.
En dehors des soins la patiente est calme, elle sourit lors des visites de sa famille alors qu'elle a tendance à être agressive avec les soignants
{cotation}, mais elle fait comprendre à l'équipe qu'elle refuse la proposition d'aller prendre ses repas en salle à manger
{cotation}.
TRAITEMENT diantalvic 6 gélules/j et de laroxyl X gouttes le soir.
A J2, la patiente garde toujours sa jambe pliée au repos
{cotation}.
Les soins de nursing et de kinésithérapie d'entretien ne peuvent pas être réalisés tout à fait complètement
{cotation},
{cotation}, même avec beaucoup de précautions.
Par contre, la patiente ne retient plus le bras du soignant durant ces soins
{cotation}. Il n'y a pas vraiment de problème de sommeil
{cotation}.
Son angoisse et les cris se manifestent seulement à l'occasion du pansement d'escarres
{cotation}. La communication non verbale ne semble pas intensifiée en dehors de ce moment
{cotation}. Elle semble contente de venir déjeuner à la salle à manger - en fauteuil roulant-
{cotation} et elle a un comportement serein avec les autres patients
{cotation} à la salle à manger.
TRAITEMENT : une gélule d'actiskenan 10 mg est donnée 1h avant les pansements d'escarres et la toilette.
EVOLUTION : lors des soins d'escarres la malade ne crie plus du tout
{cotation}. Au lit, Mme D. ne prend plus de position particulière pour sa jambe
{cotation}.
Par contre la toilette et la mobilisation restent un peu limités
{cotation},
{cotation} et lors de ces soins le visage de Mme D. est crispé
{cotation}.
A J3, il est décidé d'augmenter le laroxyl dans le doute d'une douleur neuropathique insuffisamment soulagée .
Cas clinique 4
CORRECTION
Mme D. Marie, 85 ans, est adressée en Service de Soins de Suite 15 jours après un A.V.C. avec hémiplégie droite et aphasie.
Elle a pour traitement cordarone 1cp/j, aspégic100 1 sachet/j et efferalgan 6 gélules/j.
Elle présente des escarres superficielles aux 2 talons.
Dans son lit, elle garde toujours plié son membre inférieur gauche
{item 2 / cotation 2}.
Si on lui met cette jambe en rectitude, son visage se crispe et le regard est angoissé
{item 4 / cotation 1}.
Lors de la toilette, les aides-soignantes ont constaté que le moindre contact avec le bras paralysé entraînait des gémissements
{item 1 / cotation 1}.
Le déshabillage, la toilette et l'habillage sont très difficiles du côté droit, même effectués avec beaucoup de douceur
{item 6 / cotation 2} car ils occasionnent des cris ainsi qu'un agrippement au soignant par la main qui est valide
{item 3 / cotation 1}.
La mobilisation passive de la jambe et du membre supérieur droits reste partielle pour la même raison
{item 7 / cotation 2}.
D'après la fille de cette patiente, ces manifestations sont présentes depuis l'accident neurologique mais elles se sont aggravées.
Le matin, lorsque l'infirmière entre dans la chambre avec le chariot à pansements, Mme D. agite la main valide, elle émet des sons inarticulés avec un air mécontent
{item 8 / cotation 1}.
La nuit l'équipe signale que, lors du change, ces signes ont tendance à se reproduire et que la malade ensuite a du mal à se rendormir mais que le reste de la nuit elle dort
{item 5 / cotation 1}.
En dehors des soins la patiente est calme, elle sourit lors des visites de sa famille alors qu'elle a tendance à être agressive avec les soignants
{item 10 / cotation 1}, mais elle fait comprendre à l'équipe qu'elle refuse la proposition d'aller prendre ses repas en salle à manger
{item 9 / cotation 2}.
L'EVALUATION COMPORTEMENTALE à J1 donne un score de 14/30.
TRAITEMENT diantalvic 6 gélules/j et de laroxyl X gouttes le soir.
A J2, la patiente garde toujours sa jambe pliée au repos
{item 2 / cotation 2}.
Les soins de nursing et de kinésithérapie d'entretien ne peuvent pas être réalisés tout à fait complètement
{item 6 / cotation 2}, {item 7 / cotation 2}, même avec beaucoup de précautions.
Par contre, la patiente ne retient plus le bras du soignant durant ces soins {item 3 / cotation 0}. Il n'y a pas vraiment de problème de sommeil
{item 1 / cotation 0}.
Son angoisse et les cris se manifestent seulement à l'occasion du pansement d'escarres
{item 1 / cotation 1}. La communication non verbale ne semble pas intensifiée en dehors de ce moment
{item 8 / cotation 0}. Elle semble contente de venir déjeuner à la salle à manger - en fauteuil roulant-
{item 9 / cotation 0} et elle a un comportement serein avec les autres patients
{item 10 / cotation 0} à la salle à manger.
L'EVALUATION COMPORTEMENTALE à J2 donne un score de 8/30.
TRAITEMENT : une gélule d'actiskenan 10 mg est donnée 1h avant les pansements d'escarres et la toilette.
EVOLUTION : lors des soins d'escarres la malade ne crie plus du tout
{item 1 / cotation 0}. Au lit, Mme D. ne prend plus de position particulière pour sa jambe
{item 2/ cotation 0}.
Par contre la toilette et la mobilisation restent un peu limités
{item 6 / cotation 1} {item 7 / cotation 1} et lors de ces soins le visage de Mme D. est crispé
{item 4 / cotation 1}.
L'EVALUATION COMPORTEMENTALE à J3 donne un score de 3/30.
A J3, il est décidé d'augmenter le laroxyl dans le doute d'une douleur neuropathique insuffisamment soulagée .
L'EVALUATION COMPORTEMENTALE à J6 sera de 3/30
INTERÊT DE L'HETERO-EVALUATION :
- repérer les situations pouvant entraîner un état douloureux
- mettre en place un traitement antalgique adapté au mécanisme douloureux (prévention de la douleur provoquée)
- considérer la cinétique des scores et adapter la stratégie antalgique tant que le soulagement n'est pas obtenu
- autour du seuil de 5/30, continuer à se poser la question d'un soulagement insuffisant de la douleur .